
Je m'appelle Marion Chagneux, je suis masseur-kinésithérapeute depuis 2008 et maman de 2 enfants.
J'aime cette phrase de Gandhi "Soyons le changement que l'on veut voir", alors j'ai décidé de créer le changement que je veux vivre.
J'adore mon métier car je suis passionnée de sciences et de neurosciences et en même temps prendre soin de l'autre, de l'humain, a toujours été pour moi comme une seconde nature, un essentiel qui donne du sens.
J'ai à cœur de me former chaque année sur des spécialités différentes afin de pouvoir répondre au mieux aux besoins de mes patients, appréciant à chaque fois de découvrir davantage de spécificités du corps humain et de son fonctionnement.
Parallèlement, au fil de mon expérience, je me suis intéressée à l'impact du psyché, des émotions, du contexte familial sur les dysfonctionnements du corps puisque la même pathologie a des répercussions complètement différentes selon le vécu et les ressentis du patient.
Être à l'écoute et un soutien fait parti intégrante de notre travail et nous sommes amenés à le faire naturellement, avec cette conscience qui nous a amené à devenir soignant mais nous ne sommes pas formé pour ça.
C'est donc de manière intuitive et empathique que j'ai commencé à m'intéresser à la santé mentale et que je me suis formée aux PSSM (premiers secours en santé mentale) pour mieux comprendre ces maux, mieux comprendre les liens entre corps et esprit, entre santé physique et santé mentale.
Tout cela me passionne, mais voilà, conjuguer vie professionnelle et vie quotidienne de maman et de femme avec ses envies et ses besoins n'est pas toujours simple et l'équilibre difficile à trouver.
Pendant longtemps je me suis oubliée, prendre soin des autres était ma priorité, au détriment de ma propre santé.
C'est un constat, lors de notre formation initiale on ne nous apprend pas à prendre soin de nous aussi, à être bienveillant avec nous même, à utiliser des outils lorsque l'on ressent de la fatigue empathique, de la colère face au système, lorsque notre sommeil est perturbé et que notre corps nous crie qu'il est épuisé, comme si le soignant se devait d'être infaillible.
Et comme beaucoup d'entre nous, je suis arrivée au bout de moi-même, j'avais l'impression de travailler comme un automate, d'avoir perdu en capacité d'écoute et de présence, mon corps avait mal et je vivais avec un sentiment d'oppression dans la poitrine, alors j'ai eu besoin de me reconnecter à moi.
Je me suis formée en compétences psycho-sociales pour mettre des mots sur mes émotions et apprendre à faire équipe avec moi-même. J'ai appris à reconnaître les signes et à mettre en place des outils simples et efficaces pour prendre soin de moi aussi et j'ai retrouvé un second souffle.
Ce besoin s'est alors suivi d'un besoin de créer du lien avec les thérapeutes avec qui je travaille, pour réduire ce sentiment de solitude et parfois de colère face au système de santé. Ne pas juste se croiser, mais apprendre à se connaître et ainsi pouvoir répondre ensemble à nos besoins de communication et d'échanges, pour être plus efficace dans la réponse de soins que l'on apporte à nos patients.
Je crois vraiment qu'à travailler ensemble, à partager nos expériences et nos besoins on fera évoluer notre système de santé.
J'ai donc commencé par contacter et rencontrer mes confrères et consœurs.
Les échanges et les retours enthousiastes que j'ai eu m'ont tellement enrichis à la fois professionnellement et personnellement que j'ai eu l'idée et l'envie de créer Alcosem :
une association de regroupement de thérapeutes pluridisciplinaires et d'aidants (nos soutiens du quotidien qui sont eux aussi des acteurs en santé) afin de créer un espace libre de parole, d'écoute, de soutien, d'échange, de partage de connaissances, évoluant autour de thèmes sur la santé pour créer un vrai réseau de partenaires, et apprendre à prendre soin de nous aussi grâce aux outils et compétences de chacun.
Dès que j'ai lancé l'idée, de nombreux thérapeutes et aidants ont cru en cette association et ensemble nous nous sommes mobilisés pour faire naître Alcosem.
C'est ensemble que nous avons également choisi d'agir pour la prévention et l'éducation à la santé de la population, en rendant nos outils utiles à tous et ainsi participer à diminuer les inégalités territoriales et sociales en santé.
Je crois en l'intelligence collective, en la mutualisation des idées, en la cohésion et la solidarité pour agir ensemble pour la santé de tous.
Aujourd'hui plus que tout, nous avons besoin de nous rassembler et d'agir pour des causes qui ont du sens, pour que l'humain reprenne sa place au cœur de notre système.
Parce que la priorité de demain est d'apprendre à entretenir sa santé au quotidien.
Notre bureau
C'est grâce à mon équipe qui s'est engagée à 2000 % pour me suivre

Emilie Paulin-Fremont Vice-présidente
dans ce projet que nous avons pu créer Alcosem.
Les compétences de chacun se complètent de sorte que chacun trouve sa place et amène sa pierre à l'édifice.

Stéphane Warnet Trésorier
En 4 mois, cette association s'est développée au delà de mes espérances,

Pascale Demeaux Secrétaire
preuve d'un besoin de chacun d'entre nous, d'agir pour un projet qui a du sens et qui crée du lien entre nous.

Lucie Lorin-Zurbuch Secrétaire adjointe
Merci à chacun d'entre eux de m'avoir soutenu et aidé dans ce beau projet. Cette cohésion représente les fondements et les valeurs d'Alcosem.
"Tout seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin"
Alcosem : la cohésion qui sème des graines
